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HISTOIRE :
"Benito Mussolini, ce dimanche 30 juin 1940 (donc au sixième jour après l’armistice du lundi 24 juin 1940), se rend en voiture en Maurienne pour
féliciter les troupes italiennes qui ont combattu sur le front des Alpes. En descendant du Mont-Cenis, il aperçoit, sur sa gauche, un ouvrage fortifié qui a refusé de se rendre et sur
lequel flotte toujours les couleurs françaises. C’est le fort de la Turra, situé à 2 770 mètres d’altitude. Sa garnison, commandée par les sous-lieutenants Prudhon et Chanderis, comprend
quatre sous-officiers, un caporal-chef, quatre caporaux et quarante et un chasseurs et canonniers. Ceux-ci, bien qu’encerclés par plusieurs divisions italiennes, ont repoussé pendant dix
jours toutes les attaques des troupes italiennes de montagne.
Benito Mussolini, émerveillé par la résistance héroïque de ces soldats français, donne l’ordre de les laisser quitter le fort, avec armes et bagages,
avec les honneurs de la guerre !…
Le lendemain (lundi 1er juillet 1940), les troupes françaises quittent le fort de la Turra, saluées par les troupes italiennes. Les chefs italiens
seront sidérés lorsqu’ils apprendront de la bouche des deux sous-lieutenants français que l’artillerie de l’ouvrage fortifié de la Turra ne se composait en tout et pour tout que deux
simples canons de 75 millimètres…"
Jacques Benoist-Méchain in Soixante jours qui ébranlèrent l’Occident - tome III, page 55
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